ma note
-/5

moyenne
2.78/5

Ong-Bak 2, la naissance du dragon

nombre de notes: 0nombre de notes: 1nombre de notes: 3nombre de notes: 1nombre de notes: 4nombre de notes: 3nombre de notes: 5nombre de notes: 4nombre de notes: 4nombre de notes: 0

les avis de Cinemasie

6 critiques: 1.79/5

vos avis

19 critiques: 3/5



Ghost Dog 2 Correct
Ordell Robbie 0.5 Du niveau d'un mauvais produit direct to video.
François 1.25 Les grosses scènes d'action ne peuvent rattraper un montage cauchemardesque
Elise 3.5 De l'exploit, mais pas forcément là où on l'attend
Xavier Chanoine 1 Batailles dans la boue
drélium 2.5 Non mais c'est quoi ce bordel...
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Les grosses scènes d'action ne peuvent rattraper un montage cauchemardesque

La version "occidentale" de Ong Bak 2 est assurément à montrer. Dans toutes les écoles de cinéma. Comme l'exemple d'un échec narratif total. Car c'est bien ce qui ressort avant tout de ce film, malgré ses scènes d'action furieuses. On sort en pestant sur un scénario tellement mal mis en oeuvre qu'il en gâche complètement le film. Tout est raté dramatiquement parlant dans ce Ong Bak 2.

Le scénario est classique, mais se perd en flash back inutiles car ne révélant rien. Un montage linéaire aurait été préférable, et n'aurait rien eu de déshonorant. Mais hélas quand bien même, les coupes de montage sont tellement visibles qu'elles font passer les Direct To Video de RTL9 pour du Kubrick. Honnêtement, ce charcutage est une honte qui nuit gravement au potentiel narratif du film et lui coûtera très cher en nombre d'entrées: les critiques presse sont mauvaises, les critiques du public tout autant. L'exemple du personnage féminin est le meilleur exemple de cette mise à mort: introduit lors de flash back, clairement préparée à un retour avant la fin du film, il réapparaît finalement 3 minutes le temps d'une scène, puis disparaît comme par enchantement. Cette "ellipse" (pour rester gentil) n'est hélas pas la seule. On assiste donc ébahi face à une déconstruction narrative totalement navrante. Et en ayant le meilleur monteur au monde, Ong Bak 2 resterait un film au scénario peut-être ambitieux, mais à la mise en oeuvre manquant cruellement de talent. Jaa est un artiste martiale mais pas un bon acteur. On le savait déjà, il le confirme ici avec un jeu d'une monotonie difficile à rattraper. Son absence total de dialogues pourrait être vue comme un tour de force narratif, mais elle n'est finalement là que pour masquer ses carences d'acteur dramatique. Sans parler d'une conclusion certes osée, mais catastrophique pour l'impression finale.

Tout cela est d'autant plus dommage que techniquement le film est à mille lieux du premier du nom, avec une photographie vraiment sympa et sombre, et des moyens appréciables. Quant aux scènes d'action, si elles virent à nouveau un peu trop à la démonstration d'arts martiaux enchaînés, leur énergie enlève largement la décision. On pourra en effet regretter qu'à l'image de Tom Yun Goon, on enchaîne des techniques diverses et variées pour nous montrer que le Tony, il sait tout faire. Des arts martiaux japonais, chinois, voir même du MMA quelques siècles en avance. Evidemment c'est impressionnant, surtout lors d'un final avec une vraie intensité, mais moins original et typique que ce que Jaa faisait auparavant. Il perd ici un peu de son identité martiale en touchant à tout et n'importe quoi. Heureusement, sa technique et ses aptitudes physiques restent parfois époustouflantes, et ne sont pas remises en doute de toute façon.

Reste que ce film (et son incroyable montage international) ne les met absolument pas en valeur. Six ans se sont écoulés entre le premier opus et cette fausse suite (on passera sur l'arnaque marketing...), et le bilan n'est hélas pas en la faveur de Jaa. Car si le film est techniquement bien supérieur et se montre plus ambitieux au niveau ambiance et scénario, il se révèle paradoxalement bien moins efficace. Martialement, Ong Bak premier du nom est plus marquant car plus novateur. Dramatiquement parlant, et ça fait mal de le dire, il est également supérieur à sa suite dont le montage finit d'achever une histoire mal racontée de bout en bout. On se moque souvent des scénarios sans intérêt des films d'action, mais l'échec de cette suite vient nous rappeler cruellement que même un petit scénario pas passionnant mais correctement troussé n'est pas à la portée de tout le monde. Ong Bak 2 est une leçon de cinéma, mais hélas pas dans le bon sens.

PS: et par pitié, Europe Corp, il faut arrêter de balancer du "Dragon" et une déco chinoise sur le poster de tous vos films d'arts martiaux. C'est tout simplement disrespectueux de la culture du film en question et un procédé marketing miteux. Faut-il que je parle aussi de la chanson du générique de fin?



23 juillet 2009
par François




De l'exploit, mais pas forcément là où on l'attend

Ong Bak 2 démarre vraiment mal. Une légende par rapport à l'histoire du pays, une intrigue familiale, des hommes en colère, l'initiation du jeune combattant, tout ça pendant une bonne heure pour un résultat particulièrement gonflant, c'est assez difficile à avaler quand on nous en a parlé comme un spectacle encore plus jouissif que Ong Bak et Tom Yum Goong. L'action 100% muscles et 0% guimauve arrive alors, après une heure, pour un spectacle particulièrement palpitant. Coté action, les castagnes de Tony Jaa sont évidemment toujours impressionnantes : des poings, pieds, sauts, chutes dans tous les sens, on ne sait où donner de la tête et on est toujours surpris par l'inventivité de Tony Jaa dans la chorégraphie. Mais finalement, ces scènes n'apportent pas grand chose de plus par rapport à ce qu'il a déjà fait, mis à part le rôle de l'éléphant qui est également très crédible dans les scènes d'action. Mais ce qui est vraiment impressionnant, c'est la mise en scène de ces moments d'action ; réellement innovante, elle apporte un dynamisme inattendu et très fluide, ce qui a souvent été tenté mais rarement réussi ; pour cela, tony Jaa a su réellement créer une esthétique qui apporte encore plus de lisibilité à l'action, l'accompagnant grâce à des mouvements de caméra absolument incroyables. Tous les mouvements sont millimétrés comme les coups de Tony Jaa, et on a l'impression que le cameraman et Tony Jaa sont complètement en phase.

Si ce film aura mis extrèmement longtemps à se faire, l'attente aura quand même été méritée, tant les idées apportées à la réalisation valent le coup d'oeil. On peut évidemment critiquer le titre du film, qui joue sur le succès international de Ong Bak alors que le film n'a strictement rien à voir en terme de scénario, mais ce serait rabaisser l'intérêt de Ong Bak 2 à ce qu'il n'est pas. La démarche de Tony Jaa est plutôt honnête dans le sens où derrière cet outil marketing, il apporte vraiment de quoi créer la surprise. Dommage que la première soit aussi barbante, car on passe à deux doigts d'un pure chef d'oeuvre du film d'action.

10 mai 2009
par Elise




Batailles dans la boue

Avis Expressvlcsnap-471133.jpg
Handicapé dès le départ par des techniques de mise en scène et une structure narrative qui ont toutes deux vingt ans de retard, Ong-Bak II est bien parti pour ne laisser aucune trace dans les esprits d’un point de vue purement cinématographique. Une habitude avec Tony Jaa qui détient ici les pleins pouvoirs. Cette fois-ci il campe le rôle d’un Mowgli athlétique qui, une fois n’est pas coutume, dézingue tout ce qui bouge et qui ne ressemble à rien dans un bordel pas possible : brutes épaisses ou hommes Cro-Magnon, femme-corbeau, ninjas, samouraïs. La bravoure chez Jaa, on la retrouvera dans ses enjambées sur une meute d’éléphants excités, dans un combat à mi-parcours sentant bon l’alcool ou dans l’ultime affrontement à un contre cinquante (mais il y a un éléphant, donc). Le reste n’est qu’idiotie, dramaturgie en toc avec flash-back larmoyants à la clé, et l’on essaiera de comprendre comment ce petit prince est devenu auteur du livre de la jungle. Parce qu’il n’a rien à raconter ou parce qu’il n’est pas assez inspiré pour tenir le souffle des combats sur 90mn, Tony Jaa gave son bébé de séquences inutiles et abreuvées de ralentis où l’on danse pour rien. De plus, le parcours initiatique du petit géni de la latte n’apporte rien de nouveau avec les sempiternelles épreuves jusqu’au dernier pallier apprenant à Jaa à choisir entre la compassion ou la mort. Formidable d’originalité. Non, malgré deux moments à couper le souffle, bien aidés par une accentuation hallucinante des bruitages en post-production, Ong-Bak II est une nouvelle arnaque de la part d’un véritable acrobate à défaut d’être un véritable metteur en scène. Pour ses qualités esthétiques, il faut remercier son chef opérateur. Le reste ne vaut pas un kopeck. A réserver aux fans de la première heure.



29 avril 2009
par Xavier Chanoine




Non mais c'est quoi ce bordel...

01 ong bak 2Impossible de croire au film ou de se sentir impliqué ne serait-ce qu'une seconde, outre le fait qu'il n'y ait absolument aucun rapport avec Ong Bak ce qui sent déjà la petite arnaque marketing, Ong Bak 2, c'est Tony Jaa qui tente tant bien que mal de rompre avec son image étriquée de "fighteur" en réalisant son Bangrajan, autrement dit une fresque médiévale et barbare extrêmement ambitieuse qui se plante un peu comme a pu le faire un Seven Swords, d'autant que Tony Jaa n'est pas Tsui Hark, cela va sans dire...
Car derrière une très belle photo, une jolie crasse, de magnifiques décors naturels, des guerriers Conan le barbare-like par camions, de nombreux combats, une noirceur inhabituelle et un long final clairement excellemment troussé, et oui tout ça quand même, les difficultés de production visibles à 20kms embrouillent terriblement une histoire d'une épaisseur microscopique qui réussit l'exploit de se perdre totalement dans une soupe nihiliste indigeste et muette alourdie de flashbacks extrêmement mal sentis. La fin ouverte termine de sceller la perplexité totale là où BangRajan avait su se libérer de ses lourdeurs pour exploser dans une véritable rage guerrière libérant enfin la personnalité de ses héros. Ici, il n'y a que Tony Jaa qui sauve son bébé grâce au personnage Tony Jaa, le seul qui existe vraiment dans le film, et ce en dépit de toutes les qualités de réalisateur qu'on pourra lui allouer.

Par dessus tout, au lieu d'une dose massive de frappes mortelles et de course poursuite effervescentes dont l'énergie primaire faisait vivre les précédents films avec Jaa, ici les combats sont outrageusement portés sur les armes blanches et le résultat constellé de ralentis, même s'il est visuellement assez réussi, est objectivement encore loin des références brutales en la matière et ne peut vivre par ses qualités chorégraphiques et photographiques seules, du reste largement empruntés aux étalons HK. Quels sont les enjeux des trop nombreux adversaires ? Plus encore, où est la puissance de frappe ?? RITTIKRAI Panna manque gravement à nous la projeter en pleine face notamment grâce à ses gros plans d'impacts bestiaux ici aux abonnés absent.
Heureusement que le long final remet avec brio cette puissance sur le tapis où enfin, on redécouvre un Jaa virevoltant et magnifiquement athlétique car non, décidément, Jaa a beau exceller en tant qu'artiste martial, il aura beau montrer d'inédites qualités de metteur en scène, l'ensemble déchiré, boiteux et simplifié à outrance est bien trop pachydermique pour être porté au rang de réussite incontournable.
Il y a pourtant tant de choses qui pourrait ravir dans Ong Bak 2, à commencer par les tronches patibulaires qui s'enchaînent à un rythme effréné, la douce perspective d'un Conan le barbare chorégraphié à la Thailandaise, que je me suis vraiment demandé ce qui ne passait pas. Il est clair au final que l'ambition du projet écrase la crédibilité du film qui se veut dramatique et épique alors qu'il ne réussit véritablement qu'une seule chose : faire revenir le show Tony Jaa à toutes jambes.

Tony Jaa montre beaucoup de qualités insoupçonnées avec son film, mais l'ambition du projet ne pardonne pas les lourdeurs, les approximations et surtout le manque de consistance énorme des personnages. Où est la puissance du récit tant mise en avant tout le long ? Nul part malheureusement.

20 avril 2009
par drélium


achat
info
actions
plus
  • liens
  • série/remake
  • box office
  • récompenses
  • répliques
  • photos
  • bande annonce
  • extrait audio